Ne me parlez jamais de livres z’avec histoires tristes d’animaux. Elles me font cauchemarder ! Heureusement, j’ai des assistants lecteurs qui gentiment m’évitent ces chagrins. Comme cette huit ans, passant un soir de par chez moi, et qui tombe sur Joyeux Noël Chien Pourri !, une aventure du toutou tout pourri qu’elle connaît bien.
Elle le lit, puis me dit : « Marrant, très marrant, mais toi ça te plaira pas, les bêtes ont la vie dure et les enfants sont pas très gentils ! ». Prudente je l’écoute et, hop, je préfère mettre entre mes paluches un nouvel album qui vient d’arriver chez le Si Tu Veux : Le Chapitaine.

C’est l’histoire d’ un marin que ses collègues appellent z’ainsi car c’est un fou de félins. Son bateau en est blindé, farci, truffé !

Ensemble ils voyagent et nagent dans le bonheur. Le bon Chapitaine / i-rencontre une gentille reine / i- lui file ses chats pour la remercier des diamants qu’elle lui offre à gogo / les chats pleurent de quitter leur bon Chapitaine / l’aventure continue / mais, ouf, ils se retrouvent tous à la fin… Ma lecture me fait soupirer d’aise, et je suis fière de moi. Et oui, j’ai même pas chouiné à la page de la séparation du Chapitaine et de ses chats.

Serais-je enfin prête à lire des histoires un peu plus dures ? Alors je commence l’histoire du Chien Pourri de Noël.

Prudemment, j’entame sa lecture par la dernière page. Là, on me raconte que ce gentil chien et ce gentil chat, dont personne ne veut le soir du 24, débouchent dans leur habitat de poubelle fétide une bouteille… vide pour fêter dignement Noël.

« Mais c’est atroce ! », crieuuuu-je… à ma comparse de lecture. « Un soir de Noël tu te rends compte ? Deux animoooos à qui le père Noël, le vrai, n’apporte même pas un thermos de jus de viande rôtie !!!!! ». Agacée, la lectrice fan des livres du Chien Pourri, lève les yeux aux ciel : « C’est une histoire, et les histoires ça n’a pas besoin d’être toujours MERVEILLEUX ! ». Agacée moi z’aussi, je lui tourne le dos, et me replonge dans mon charmant livre de tendres chats, de gentille reine et d’homme bon. Les illustr’ sont excellentes, le texte est pimpant, un sourire béat se dessine sur mes lèvres.

Alors, au lieu de m’installer dans un sac poubelle pour y déboucher une bouteille vide, je décide de clore ma soirée de lecture en buvant un petit verre de ti-punch, tout bien concocté par une grand-mère amie des îles lointaines, parfait pour me faire rêver d’une « Croisière s’amuse » en compagnie de Chien Pourri, du chat Raplapla, et du Chapitaine qui m’inviterait à sa table !


J’ai essayé de compter les chats, mais je n’y arrive pas, ils ont l’air de sortir de partout.
bonne activité que de compter cette bande de minets , le chapitaine en effet en a des tas à nourrir!
ah oui chien pourri c’est la version soft du pikouik et des contes de Noël du Dickens = Bien vu l’ébouriffée
Merci de nous faire partager tes lectures, à ta façon… On en veut encore!
Ah c’est vrai, je confesse, la bonne humeur de Chien pourri m’aide à supporter tant de cruauté… (la faute à ma grand-mère qui m’a fait lire très jeune les aventures de monsieur Pickwick :D)