Ah, ces bestioles à langue !!!!

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Grenouilles sauteuses, mini-jouets mécaniques, animaux tire-langue, monstres à doigts, grimaces… Ah ! Il devrait y avoir un Saint-Babiole pour que je puisse célébrer une fois par an tous ces petits machins. Les plus  célèbres sont les bestioles tire-langue. Celles qui savent arracher un sourire à quiconque les manipule chez Si Tu Veux. Parfois un adulte déconnecté du monde enfantin me demande à quoi sert l’animal tire-langue…

Animal tire langue

Il sert… à jouer. Avec pour exemple ce joyeux délire qui s’est emparé de deux gaminous de 8 ans après avoir fait l’acquisition de deux bestioles, serpent et tortue. Je me suis bien sûr empressé de noter leurs paroles de jeu… que voilà !

Joueur 1 pressant sur sa bestiole pour lui faire tirer la langue :

–         Combat de langues !

Joueur 2 faisant faire à sa bestiole une magnifique figure de « langue tendue à donf » :

–         Egalité Monsieur Tortue !

Joueur 1 imitant à merveille le bien connu cri de la tortue en colère lorsqu’elle rencontre un terrible serpent…

–         Touché !! Il ne te reste plus que deux vies, « persifleur » !

Et puis voilà qu’en conclusion de ce billet je vous passe un texte du dessinateur Gotlib sur l’enfance. L’aimerez vous ?

Les enfants sont vraiment de grands gosses… Leur plaisir favori, c’est de marcher dans les flaques d’eau laissées par les giboulées de mars… ou bien, en hiver, de faire un crochet pour piétiner le plus gros tas de neige… ou encore, de disperser à grands coups de pieds les tas de feuilles mortes que les balayeurs amassent à grand peine en automne.

Comme tout le monde, les enfants passent des heures à regarder les petits trucs brillants qui dansent dans un rayon de soleil. Mais ils sont sûrement les seuls à être assez habiles pour attraper un de ces petits trucs brillants. Ils ont le coup de main…

Ils sont aussi les seuls à voir les bourgeons pousser, à les entendre éclater. Car les enfants ont la vue perçante et l’ouïe fine.

Attention à ce qu’on dit aux enfants !… Par exemple, ils seront déçus de ne pas voir sortir le petit oiseau annoncé… et une fois seuls, seront capables d’aller y voir de plus près. Car les enfants sont curieux. Et vous savez la meilleure ? Un oiseau sort vraiment de l’appareil !… Et ça, personne ne le sait. Alors, les enfants font ce qu’on leur a dit de faire : ils mettent du sel sur la queue de l’oiseau. Et ça marche ! Ils attrapent l’oiseau ! Car les enfants sont cruels.

On voit parfois des enfants qui, longeant un muret, font courir leurs doigts dessus. Mais les doigts ne sont pas des doigts ! Ce sont les jambes d’un lutin qui accompagne les enfants sur le chemin de l’école. Et ça, personne ne le sait.

Comme personne ne sait que lorsqu’un enfant marchent, à pas comptés, au bord d’un trottoir… ils longent en réalité un précipice, profond de 1000 kilomètres… Lorsqu’ils arrivent au bout du trottoir, ils l’ont échappé belle, sans qu’on s’en doute. Car les enfants sont des héros.

C’est comme pour la radio. Les enfants disent que les artistes sont cachés dans cette boîte en bois. Et alors, tout le monde rit. Mais quand tout le monde est parti, les artistes sortent vraiment de la boîte en bois ! Et ils chantent rien que pour les enfants. Et ça, personne ne le sait.

Comme tout le monde, les enfants aiment regarder les gros nuages blancs. Mais eux, y voient plein de choses curieuses… et ça, personne ne le sait.

Et puis, un beau jour, les enfants font des découvertes étranges…

Voilà que soudain, les trucs brillants qui dansaient dans le rayon de soleil se transforment en poussière grise… Voilà qu’ils ne voient plus les bourgeons pousser, qu’ils ne les entendent plus éclater, même en faisant très attention… Voilà que dans l’appareil photo, ils ne trouvent plus aucun oiseau… Voilà qu’au bord du trottoir, il n’y a plus de précipice, mais un caniveau à la limpidité douteuse… Voilà que le lutin qui trottait sur le muret se transforme en deux doigts… Voilà que dans la boîte en bois du poste de radio, il n’y a plus d’artistes mais des lampes et des filaments… Voilà que les gros nuages blancs ne sont plus rien, sinon de la vulgaire eau en suspension dans l’air…

Peu après ces découvertes, les enfants deviennent des adultes. Les adultes aussi sont de grands gosses. Mais ce ne sont plus des enfants.

2 comments

  1. très joli texte, mais aîe, aîe, aîe, je fais tout pareil!! c’est grave??
    Un grand merci pour ce très joli blog. Mon seul regret est que je suis un peu loin de votre merveilleuse boutique.

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