Le chasse-couleur c’est le jeu parfait durant une balade ou au moment du pique-nique.
L’amusette consiste à nommer une couleur (il y en a des milliers) sans jamais la doublonner avec une déjà annoncée.
C’est une bonne occasion d’étonner ses comparses de jeu en montrant quelques trésors de la nature. Moi je les associe avec des noms de couleurs rares durant une balade au pied du mont Ventoux.
Je parle bien sûr du pois de senteur sauvage de couleur zinzolin (violet rougeâtre).
Du glauque des chardons (vert d’eau).
Du bistre de la terre (beige tirant vers l’ocre).
Et de l’orpin de Perse (jaune doré) et du caeruleum (bleu tirant vers le vert) de cette incroyable chenille de paon de nuit croisée sur notre chemin!
Me manquait juste l’incarnat (rose vif), le smaragdin (vert proche de l’émeraude), et le cuisse-de-nymphe-émue (rose tirant vers le mauve) pour épater la galerie et gagner la partie… Quand chacun, après avoir débité son savoir en couleurs jusqu’à plus soif, criait pause!




