Pédagogie par l’expérience, oui je veux !

Publié par

L’arrivée d’un instrument de musique « détonnant » chez le Si Tu Veux m’interpelle.

olifants

D’abord est-ce un cor ou un olifant ? Et ces mots, comment je les connais ? C’est parce qu’un jour j’ai dû frémir en lisant la terrible fin de Roland à Roncevaux. Bien sûr je n’ai qu’une envie, faire frissonner à mon tour les p’tits jeunes de la maisonnée en leur faisant découvrir l’histoire de France en mode ACTION.

  • D’abord mettre dans leurs mains un olifant
  • Les laisser trombiner à gogo

souffler olifant

  • Ensuite leur faire un résumé à ma façon de la bataille de Roncevaux.

Ganelon, un seigneur franc, mais surtout un grand traître, a tendu un piège dans les montagnes des Pyrénées aux soldats francs de Charlemagne et aux chevaliers qui les accompagnent. Il a prévenu les ennemis des Francs, les Sarrasins, qu’ils allaient pouvoir les attaquer facilement lorsqu’ils grimperaient de la vallée jusqu’au au col de Roncevaux. Prévenus par un signal de Ganelon, cent mille Sarrasins déboulent dès qu’ils aperçoivent l’armée des vingt mille Francs se pointer à Roncevaux. Un des chevaliers, Roland, neveu chéri de Charlemagne, veut tenir tête le plus longtemps possible à ses ennemis. Malgré les supplications de ses potes chevaliers il ne veut pas passer pour un peureux. Il refuse d’utiliser son cor pour appeler au secours son oncle Charles, resté en arrière avec ses gardes. Les Francs se prennent alors une vraie grande raclée ! Roland, blessé, fou de désespoir en voyant ses amis, ses soldats, tous morts, veut casser son épée, nommée Durandal, sur un rocher pour qu’aucun Sarrasin ne s’en empare. Durandal résiste, et c’est le rocher qui se brise ! Bref Roland est bien dans la poisse. Enfin il se décide à sonner dans son cor pour que Charlemagne vienne au plus vite… Charles arrivera hélas trop tard…

  • Ensuite proposer à un humain familien à voix grave de raconter l’histoire avec tous les détails, tirée de ce livre-là

livre charlemagne

Je sais qu’il va tellement bien imiter l’affreux rire du traître Ganelon et de ses acolytes… Peut- être zappera-t-il aussi quelques phrases de l’effrayant récit, mais c’est pas sûr… Et puis, la gorge serrée, faudra partir en balade avec les olifants, chercher des lieux où il y aura de l’écho, se souvenir de la tristesse de ce pauvre Charlemagne qui aimait tant son Roland. Se séparer, puis écouter le cor de celui qui s’est caché derrière un arbre pour faire croire qu’il est Roland, vivant ses derniers moments sur terre.

cor foret

Enfin crier, tel le Charles, « A moi mes féaux, mes braves, mes frères d’armes, c’est Roland qui m’appelle »… Jeux qui déchargeront l’émotion emmagasinée à la lecture du récit, jeux qui feront que c’te partie d’histoire de France vécue en jouant sera comprise plutôt qu’apprise. Et ça ce n’est pas rien !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s