Que faire avec ses enfants en vacances : avez-vous pensé aux cabanes de fée ?

C’est le temps  des vacances de printemps. Faut que l’enfanteau sorte, remplisse ses petits poumons d’air frais, tripatouille les branchettes embourgeonnées, sente la nouvelle saison… Oui, mais encore faut-il que, dehors, on fasse des trucs de bien. Par exemple… une cabane de fée !

Faut d’abord expliquer que les fées sont généralement de très petite taille. Quand elles se baladent dans la nature, elles aiment souffler un peu en s’installant pour une petite sieste contre les racines d’un arbre, sous un buisson de thym, ou sous un gros caillou pour un bon roupillon de nuit.

Faut ensuite dire que les fées sont raviiiiiiies quand elles trouvent dans un coin de jardin ou de forêt un beau petit logis. Suffit juste que des enfants sympas pensent à le leur construire.

Allez zou, on part alors en bande chercher l’endroit idéal pour construire la cabane. Allez re-zou, on s’amuse à bâtir une petit abri, tapissé de mousse, brancheté de ci de là… Comme elle est belle, la mini cabane !

cabane de fees

Ensuite, on ne sait pas bien pourquoi, c’est un bélier de plastoc qui inaugure les lieux. Le lendemain quand on est revenu voir notre œuvre, un gros champignon avait poussé devant l’entrée et le bélier avait changé de place ! Sûr qu’une fée ou un lutin des bois étaient passés par là, qu’on s’est dit.

Cette cabane de fée, elle est devenue désormais un point de repère dans le jardin :

- Où allez vous ?

- Au-dessus de la cabane aux fées.

- Tu as vu le chat ?

- Oui il est près de l’arbre aux fées.

Ah, comme ils sont bons ces jeux d’imagination ! Ah, comme j’aime ces doux délires féériques !

Bricolage enfant et jeu extra !

Quand un « joueur d’enfant » s’amuse avec ses bonshommes, il y en a parfois un qui lui manque : un gros loup méchant, un policier, un voleur… C’est nul ! c’est irritant ! ça met de mauvais poil !

Bon alors, on fait quoi ? On court chez Si Tu Veux fouiller dans le bac de figurines pour trouver celle dont on a besoin ? Hou ! Pas forcément! C’est l’occasion d’apprendre à être no-conso…

Voici donc une top idée : fabriquons vite la figurine manquante !

Et comment ? En photocopiant, en découpant, un loup terrible ou stupide, des persos trouvés dans un album ou des magazines, et en bricolant simplissimo pour les faire tenir entre deux legos.

figurine loup

Là c’est un loup qui a une grande faim. Mais qu’il est bêta ce mouton de s’approcher autant de lui !

loup mario ramos

Là, c’est le loup du livre tordant Le plus malin de Mario Ramos. Dans sa chemise de nuit ridicule, il se tape la honte devant mes beaux animaux de bois.

figurine policier

Là, ce sont deux mini figurines découpées dans le magazine Georges et « soclés » avec des nano blocks !

Bon je dois vous dire que pour les figurines de grande taille il vaut mieux les doubler de carton fin (sauf au niveau du socle).

Bon, sachez z ‘aussi que s’il est trop difficile de presser en sandwich les deux blocs de lego et la figurine de papier à la main, un bon petit coup de marteau fera l’affaire.

Bon, pensez aussi à varier les plaisirs : jouer aux poupées à découper « en cisaillant » des filles dans des magazines de mode, faire des aventures de super héros « en tailladant au ciseau » une vieille BD… Des découpages faciles, des jeux de mercredi hyper occupants et qui apprennent aussi à savoir utiliser une paire de ciseaux. Un de ces trucs qui s’apprend toujours mieux en s’amusant !

Ah, quelle salade !

S’il y a un magasin de jouets à Paris où l’on donne aux enfants envie de manger des légumes, c’est bien ici… « que je me dis » en voyant un charmant gourmand de 3 ans, installé à la table de dînette. Il remue sa salade de feutrine avec les couverts, ajoute une rondelle d’œuf, quelques champignons, une rondelle de tomate… le tout en bois. Puis pschiit, pschiit, il presse un faux citron sur son assiette de dînette.

Ah, la salade à jouer, quel régal !

salade dinette

Puis, pschiit, pchitt, à moi de presser mon cerveau pour en extraire du souvenir. Ah, la salade ! C’était la comptine, à la fin bizarre, qui rythmait les jeux de corde à sauter à la récré :

À la salade

Je suis malade

Au céleri je suis guéri

À la pomme de terre

Je suis par terre

Au haricot

Je suis dans l’eau

Savez vous nager, Mademoiselle, Monsieur ?

Ah, ma salade ! Elle est si bonne quand je prépare une vinaigrette avec pschiit, pschiit, une pressée de jus d’orange pour remplacer le vinaigre puis que je jette dans le saladier de tendres feuilles de laitues, des petites râpures de pomme verte et une poignée d’amandes effilées et grillées à sec dans une poêle.

Ah, la salade à jouer, à sauter à la corde, à manger, elle plaît alors tant aux enfants !

La bille

André Gide, enfant, est à Uzès, chez sa grand-mère paternelle. Rose est la servante de la maison, Marie la bonne.

Avant de quitter Uzès, je veux parler de la porte de la resserre, au fond de la salle à manger. Il y avait, dans cette porte très épaisse, ce qu’on appelle un nœud de bois, ou plus exactement, je crois, l’amorce d’une petite branche qui s’était trouvée prise dans l’aubier. Le bout de la branche était parti et cela faisait, dans l’épaisseur de la porte, un trou rond de la largeur du petit doigt, qui s’enfonçait obliquement de haut en bas. Au fond du trou, on distinguait quelque chose de rond, de gris, de lisse, qui m’intriguait fort :

- Vous voulez savoir ce que c’est ? me dit Rose, tandis qu’elle mettait le couvert, car j’étais tout occupé à entrer mon petit doigt dans le trou, pour prendre contact avec l’objet. C’est une bille, que votre papa a glissée là quand il avait votre âge, et que, depuis, on n’a jamais pu retirer.

Cette explication satisfit ma curiosité, mais tout en m’excitant davantage. Sans cesse je revenais à la bille ; en enfonçant mon petit doigt, je l’atteignais tout juste, mais tout effort pour l’attirer au-dehors la faisait rouler sur elle-même, et mon ongle glissait sur sa surface lisse avec un petit grincement exaspérant…

L’année suivante, aussitôt de retour à Uzès, j’y revins. Malgré les moqueries de maman et de Marie, j’avais tout exprès laissé croître démesurément l’ongle de mon petit doigt, que d’emblée je pus insinuer sous la bille ; une brusque secousse, et la bille jaillit dans ma main.

Mon premier mouvement fut de courir à la cuisine et de chanter victoire ; mais, escomptant aussitôt le plaisir que je tirerais des félicitations de Rose, je l’imaginai si mince que cela m’arrêta. Je restai quelques instants devant la porte, contemplant dans le creux de ma main cette bille grise, désormais pareille à toutes les billes, et qui n’avait plus d’intérêt dès l’instant qu’elle n’était plus dans son gîte. Je me sentis tout bête, tout penaud, pour avoir voulu faire le malin… En rougissant, je fis retomber la bille dans le trou (elle y est probablement encore) et allai me couper les ongles, sans parler de mon exploit à personne.

André Gide, Si le grain ne meurt (Gallimard)

Cet extrait de l’autobiographie de Gide, ces vrais souvenirs d’enfance, m’entraîne dans un petit délire de plus : et si j’avais, sans le savoir, là haut dans mes joujoux chinés à droite à gauche, la vraie bille du Gidounet, qu’un nouveau petit occupant de la maison aurait trouvé à son tour et récupéré ?

Voilà qu’alors je laisse en plan les gensss qui se baladent chez Si Tu Veux. Je grimpe à toute blinde les escaliers menant à mon bureau. Là, sur une étagère, dans un bocal poussiéreux rempli de vieilles billes, je distingue quelque chose de gris… « C’est la bille de Gide » me dit une petite voix. Alors je l’extirpe… avec l’ongle du petit doigt, bien sûr ! Je dévale à nouveau les escaliers. Toujours aussi peu intéressée par le mouvements de la « clientèle » je place la bille sur un socle. Allez, zou, un bout de patafix pour la faire tenir et puis je l’expose . Tiens, je suis contente, y a tout de suite un visiteur de plastoc qui la contemple.

Et puis drôle et vrai hasard … vlà qu’une madame Delamaman me tend une corbeille remplie de billes qu’elle vient de choisir. Des billes rares, des calots, des boulards-joyaux qui font briller les yeux de ceux qui entrent en leur possession. « Elles sont si belles que j’ai envie de les garder pour moi plutôt que de les offrir à mon garçon » me confie la madame.« Oui, mais si tu savais que moi, j’ai la bille-à-Gide », ai-je envie de lui dire. Et alors une petite voix me dit de « sourirer » , de la fermer, et de me mettre à nouveau à bosser sérieusement. Et c’est ce que j’ai fait !

Mappemonde à fabriquer… tout en causant du monde

Hep ! les genssss des Seychelles, du Liban, du Canada, de Singapour, de Suisse, et même de Nouvelle Calédonie et d’Estonie qui lisez régulièrement ce blog (ce sont mes stats qui me le révèlent de puis peu !), je ne pouvais que vous passer un petit coucou en commençant à écrire ce billet.

Hep, les enfants du monde ! Faites de la belle œuvre, fabriquez votre mappemonde, comme l’a fait avec moi un gaminou de 8 ans.

Il a gonflé un ballon de baudruche.

Il a recouvert le ballon de bandelettes de papier journal tartiné de colle à papier peint.

ballon bandelettes

Il a laissé sécher.

ballon sec

Ensemble on a dessiné et peint chaque continent d’une couleur.

continents couleurs

Ca a donné ça.

mappemonde peinture

Là c’est l’autre côté de la Terre…

mappemonde

Et puis en attendant que notre Terre sèche, on a causé en baladant nos doigts sur cette boule de papier.

Nous sommes 7 milliards…

Nous étions 6,1 milliards en 2000

Entre 1,55 et 1,76 milliards en 1900

7 milliards d’êtres humains « excellement » décrits dans ce livre à avoir absolument chez soi, et que nous avons relu : 7 milliards de visages de Peter Spier. À la dernière page on y trouve cette phrase belle et simple : « Alors, n’est ce pas merveilleux un monde où personne ne se ressemble ? »

Et moi j’ajoute que c’est bien agréable de savoir que mes idées et bricolages faciles voyagent grâce au blog « de partout »… sur tous les continents !

Régal d’œufs pour Pâques !

C’est une fillouche qui n’aime que la salade et la vinaigrette. Alors bien sûr, quand il s’agit de lui préparer un hors d’œuvre pascal, je ne pense que crudités. Avec peut être un petit œuf dur, mademoiselle ?

Nooon ! Pas d’œuf dur en bois comme ceux de cette délicieuse dinette.

Oeufs en bois

Nooon ! Pas d’œuf rempli de confettis comme on le fait au Mexique à Pâques.

Faisons plutôt le même œuf dur que celui de la délicieuse entrée qui lui avait tant plu le jour de son anniversaire, une entrée composée d’aliments de toutes les couleurs. Le vert de la laitue, le rouge des tomates cerises, l’orange des bâtonnets de carottes, le jaune des petits épis de maïs au vinaigre. « Il ne manque pas une couleur dans cette salade ? », ai-je demandé en plaçant le saladier sous le nez de miss-saladivore. « C’est le bleu ! » m’a-t-elle répondu. Et alors je suis allée chercher ça :

oeuf bleu

Cris d’extase « extatiques » lorsque chaque convive, une fois servi, a coupé en son œuf en deux.

Vous la voulez la recette ?

  • La veille, j’ai fait cuire les œufs à l’eau bouillante 10 minutes.
  • Je les ai écalés.
  • Je les ai plongés dans un saladier rempli d’eau froide auquel j’ai ajouté une demie fiole de colorant alimentaire bleu (l’eau était bien bleue !).
  • Le lendemain mes œufs étaient bien colorés… et beaux… et bons !

Pssst, n’hésitez pas à créer votre recette de Pâques perso : œufs oranges en mélangeant du colorant alimentaire jaune et rouge, œufs violets avec du rouge et du bleu. Pensez aussi à garder un œuf blanc au cas où un de vos convives soit anti- colorants alimentaires. Les jours de fête, faut qu’on  soit tous heureux de manger comme il nous plaît… en couleur ou au naturel !

Pâques et bricolage facile !

L’œuf de Pâques, c’est dur à décorer quand on est petit. La peinture coule, l’œuf tombe du coquetier, parfois même il se brise et c’est la cata… Alors, voilà que je me décide à sortir ma botte secrète, un fameux bricolage facile inspiré par ce joli couple de carottes offert dernièrement par une amigos.

couple de carottes

Des carottes de papier…

Qui feront un chic décor de table pour Pâques

Qui accompagneront les chocolats de la traditionnelle chasse aux œufs

Qui rempliront la hotte du lapin de Pâques

carottes de papier

Comment j’ai fait mes carottes de Pâques ?

  • J’ai découpé des triangles de 14 cm de côté dans du papier essuie-tout (je pense qu’on peut aussi se servir de filtres à café).
  • J’ai formé un cône en collant un des côtés.
  • J’ai bourré mon cône de petits bouts d’essuie-tout froissé.
  • J’ai entouré le cône de bandelettes de papier essuie-tout entartinées de colle.
  • J’ai peindu la carotte en orange.
  • J’ai planté-collé au sommet du légume un « fri fri » de papier tout griffonné façon verdure.
  • J’ai collé deux yeux riboulants.
  • Avec une pique en bois j’ai fais 4 trous pour enfiler les bras et les jambes dans la carotte.
  • J’ai plongé un des bouts de chenille dans la colle avant de les fixer sur la carotte.

Psst… les couverts de dînette sont facultatifs, mais ils donnent une note gourmande à ces délicieux légumes. Vous les trouvez chez Si Tu Veux ainsi que les yeux…et la chenille… et la gouache en bidon. Pour l’essuie-tout en feuille, direction Franprix !